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Fête de l’Abeille Noire et des Gastronomies 2018

Revue de presse – Fête de l’Abeille Noire 2015

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N° 40 - DECEMBRE 2018
 
 
Photographies Véronique Tourlet
Photographies Véronique Tourlet
 

Au début de l'automne, la fête de l'abeille noire est revenue à Pont-de-Montvert. Retour après plusieurs étapes en Ile-de-France et en Savoie. Cette rencontre annuelle, désormais nationale, permet aux associations membres de la Fédération européenne des Conservatoires de l'abeille noire (FEdCAN) et aux amis de l'abeille noire, d'échanger sur les orientations de travail, les pratiques, les projets. Beaucoup d'idées fusent pendant ces deux jours de fête. Difficile d'en rendre compte dans une seule gazette.

Nous déclinons donc cela en trois gazettes. Celle-ci pour évoquer la tonalité que nous avons voulu donner à l'événement, cette année, en Cévennes. Dans la suivante nous parlerons des différentes pratiques de conservation de l'abeille noire, de la diversité des approches possibles, de la situation, et pour finir dans une autre gazette du programme de l'Arbre aux Abeilles, pour les années à venir.

L'Arbre aux Abeilles compte plusieurs branches, affirme un approche holistique,  et nous avons cette année mis le focus sur l'écospiritualité.

Que les esprits anticléricaux se rassurent, écospiritualité n'est pas synonyme de religion ni de secte. C'est un mouvement de pensée parti d'Europe et qui nous revient des USA. Il s'agit d'un mouvement très actuel, diffus, profond, non centralisé, en réponse à notre temps, reposant sur le développent d'une spiritualité orientée vers le vivant. Une orientation qu'affectionnaient les Celtes et tous les autres peuples premiers.

 
Jean-Marie Szafarczyk et   Jean Poinsignon
Jean-Marie Szafarczyk et Jean Poinsignon

C'est en cette fin probable de l'anthropocène une écologie orientée vers l'intériorité humaine, un terrain jusqu'ici négligé en écologie. Dommage, car même si il est «trop tard», il est peut être encore temps d'oser «inverser la vapeur de la poésie», comme le proposait Paul Éluard.

En effet, voilà des décennies que notre humanité cherche des solutions purement matérielles, prend en vain des mesures ou plutôt des mesurettes pour faire face à des problèmes environnementaux démesurés. Las, l'argument économique, tout puissant, en apiculture comme ailleurs, ne facilite pas les choses, nous condamne à une médiocrité insuffisante qui fait de moins en moins illusion face aux urgences.

C'est en réponse à ces manques, que dans le temple de Pont de Montvert, Jean Marie Szafarczyk, accompagné par la musique de Jean Poinsignon, a fait un exposé clair et brillant sur l'écospiritualité. Ce n'est pas du MacDo, de la daube prédigéré, et pour savourez cet exposé qui parle de ce dont on ne parle pas, nous vous conseillons de prendre le temps de le lire à tête reposée (à télécharger au format PDF). Mais qui sait, vous y gagnerez peut-être du ...temps de vie. 
 
C'est la même pensée qui nous a porté à suivre les Maoris de Nouvelle Zélande, dans leur combat pour l'obtention des droits à la personne pour leur fleuve sacré, le Whanganui.

L'année 2018 correspondant au 70e anniversaire de la «Déclaration universelle des droits de l'homme», il nous a paru important de rendre publique une «Déclaration universelle des droits de l'abeille».

À force de s'intéresser sincèrement aux problèmes rencontrés par les abeilles, on oublie que celles-ci comme les autres animaux, ont peut-être tout simplement des besoins liés à leur biologie et qu'il serait pensable, éventuellement, de les respecter.

C'est ce qui a conduit Pascal Popesco et Yves Élie à écrire et éditer une déclaration, livre objet en accordéon, que vous pouvez acquérir pour le prix modique de 5 €, tous les bénéfices allant aux actions de l'association l'Arbre aux Abeilles.
 

 
L'idée de la fête, étant de lancer cette déclaration, les très charmantes Sœurs Antienne sont venues spécialement créer un spectacle composé de chansons françaises bien joliment impertinentes, illustrant chaque article de la déclaration. La bienveillance de la paroisse catholique a permis de jouer ce spectacle drôle et décapant dans le beau décor de l'église, hébergeant ce moment d'écospirtitualité en Cévennes.

Le droit aussi peut être revisité, même si nous nous éloignons en apparence de l'écospiritualité. C'est ce qui a conduit le juriste spécialisé en droit de l'environnement Pierre Barois, grand amateur de gastronomie, à faire un exposé intitulé «Le loup, l'abeille, le juriste et l'autruche», où il a présenté la matière juridique propre à nos insectes sacrés de façon plus ludique et au final plus spirituelle.

Il a tracé le parallèle entre le loup et l'abeille noire, entre l'abeille noire et l'autruche, même entre le pigeon et l'abeille noire, pour montrer qu'au final, même si le droit a sa logique, cette logique est parfois mal définie et demanderait à être redéfinie. Au fond le droit n'est pas une science exacte. Il a conclu sa conférence en citant Confucius, qui disait du droit qu'il est bon pour les barbares, dans le sens où des hommes sages n'ont nul besoin du droit pour bien se tenir en société ou, en l'occurrence, vis-à-vis de la nature puisqu'ils s'auto-disciplinent.

Cette conférence, à travers laquelle les autruches se reconnaitront, a conjugué l'art de la fable et le droit, parce qu'au fond un exposé spirituel, une belle chanson, sont autant de moyens de réveiller la corde sensible de nos êtres, endormie par des tonnes de jongleries administratives, de labels tous plus creux les uns que les autres, de velleités assez malhonnêtes.

 
Pierre Barois
Pierre Barois
 
L'avenir de l'abeille, que dès 1923 Rudolf Steiner affirmait être menacé par les dérives techniques de l'agriculture moderne, dont celles de l'apiculture, dépend comme le notre, de notre capacité, à travers l'abeille noire ou tout autre élément, à vivre et à être le souffle de l'immensité.

C'est ce que nous dit avec humour et en musique un jeune barde, le pollinisateur noir du macadam de Marseille Victor Coste, alias Sirop ...silence, écoutons la musique de ses mots.
 


 

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